De la consommation au commerce du cannabis, il n’y a qu’un pas ...

http://www.lepost.fr 09/11/2009

Dans cette série d’articles, nous allons étudier un de ces axiomes, une de ces vérités universelles indiscutables, qui concerne les adolescents occidentaux. A un âge qui varie entre 12 et 15 ans, le jeune Belge, qu’il soit garçon ou fille, fils d’ouvrier ou d’architecte, bon élève ou cancre, va essayer la marijuana. Oui monsieur, même votre petite Laetitia, non madame, peut-être pas vous puisque vous me jurez que ce n’est pas le cas – vous faites alors partie de la minorité aux poumons vierges, grand bien vous fasse –.

A partir de là, les conséquences de cette expérience sont aussi diverses que les individualités de ces ados, bien qu’il soit possible de les schématiser. Certains vont se limiter à essayer, une fois ou deux, pour faire comme les autres. D’autres vont en faire un passe-temps plus ou moins fréquent, entourés d’amis ou dansant seuls debout sur leurs lits avec du Rage Against The Machine à fond dans le mp3. D’autres encore vont en faire un mode de vie, une religion, parfois jusqu’à l’excès. Ce sont les deux dernières catégories qui vont nous intéresser, de par la consommation régulière et donc onéreuse qui les caractérise.

Avant toute chose, il convient de préciser le prix et les modalités de vente du Cannabis. De nos jours, le client lambda paie 10€ pour 3 ou 4 joints, chaque joint ayant effet pendant environ deux heures. Un jeune de 15 ans peut donc dépenser 20€ par semaine sans être un gros consommateur, d’autant qu’il est la cible rêvée des dealers radins. Ainsi, un ado qui fume beaucoup verra à coup sûr tout son argent de poche partir en fumée devant ses yeux écarlates.

Dès lors, trois solutions se présentent à notre sale gosse : la bonne, la stupide, et la mauvaise. La bonne ? Très simple ! Arrêter sa consommation, ou du moins, la rendre la plus occasionnelle possible. Il existe 267 façons (j’ai compté) plus intelligentes, moins nocives et moins chères de passer le temps qu’en fumant des joints. La stupide ? Tout aussi simple : continuer de cramer tout son argent en achetant des « 10€ » qui rapporteront chacun entre 3 et 6€ à son dealer.

Il reste donc une possibilité, la mauvaise, qui vous fera passer du côté obscur de la défonce : devenir soi-même un dealer, pour financer sa propre consommation et, pourquoi pas, se faire un peu d’argent en plus. Qui dit mauvaise, dit intéressante, c’est donc de celle-ci que je vais vous parler en profondeur. Ayant moi-même été un de ces jeunes qui ont fait le mauvais choix, je me trouve aux premières loges pour vous exposer le phénomène du business des drogues douces tel que je l’ai vécu, en Belgique, au cœur du Brabant Wallon. L’herbe est-elle vraiment plus verte ?

Bruce

Attention : il s’agit d’un récit informatif et pas d’une quelconque apologie de la vente de stupéfiants. Votre serviteur, ainsi que son éditeur, ne pourront être tenu pour responsables lorsque vous découvrirez une trentaine de grammes de marijuana emballés séparément, une liasse de billets de 10€, et une balance de précision dans la commode de votre fils.

Retrouvez le 23 novembre prochain la suite du récit de Bruce sur "Sois belge une fois !". http://www.lepost.fr

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