Congo-Kinshasa : la culture de cannabis prend le dessus sur la production agricole

La culture de cannabis prend aujourd’hui le dessus sur la production agricole dans la province du Kasaï Occidental. Tel est le constat fait par le Réseau de lute contre la drogue (RLD), une structure de récente création, basée à Kananga, chef-lieu de province. Les membres de ce réseau ont voulu s’enquérir de cette situation qui, à première vue, paraît invraisemblable.

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3 Février 2007 Le Potentiel Fl. Nl-Ns

Interrogés, certains cultivateurs du cannabis de la contrée qui ont requis l’anonymat ont confié aux membres de cette structure que le cannabis rapporte facilement plus que le maïs pour lequel il faut cultiver des hectares pour gagner quelque chose. O paradoxe !

L’Agence congolaise de presse (ACP), exploitant les données recueillies par ce réseau, rapporte que vingt-cinq ares de cette drogue produisent facilement quelque 400 dollars américains alors qu’il faut deux hectares de maïs pour avoir la même somme dans la contrée de Lwiza.

Dans le même contexte, une petite boule de vingt ou cinquante grammes communément appelée « bougie » se vend facilement au prix de 100 francs congolais, voire 200 Fc.

Il convient de noter que dans la province du Kasaï Occidental, les localités de Mbula-Mbula, de Bonkala (Kazumba), Lombelo (Demba), Kakenge, Bulape (Mweka), Milavudi, Kanjinji (Lwiza), Bakamba, Dimbelenge-cité, Bajila-JµKasonga (Dimbelenge, à l’instar des autres sites miniers disséminés, sont les plus consommatrices des cannabis. Sa commercialisation était facilitée à l’avance par la connaissance au préalable de la cible et la solidarité entre fumeurs. Le marché de Nkonko, le contour de camp militaire Bobozo, les sous-localités de Tshiamba-Diba, de Kobonzo, de Ndesha, de Kamulumbu et de Kamayi/Prison constituent les points de vente les plus réputés dans la ville de kananga.