Conduite automobile : sous alcool et cannabis interdite, autorisée sous médicaments psychotropes !
Par CAMH le 15 décembre 2013
http://www.santelog.com/news/addict...
CANNABIS et médicaments au volant, nouvelles conduites à risque chez les jeunes
Le site refuse que l’on puisse copier leur article. Vous pouvez le consulter à la page : http://www.santelog.com/news/addict...
De toutes façons, cet article nous intéresse ici pour tout autre chose que ce qu’il explique.
En effet, son titre est révélateur d’un problème plus large : la conduite automobile sous médicaments. Si elle pose probablement pas de problème sous aspirine, elle devient problématique dès que la prise médicamenteuse concerne des anxiolytiques, des antalgiques opiacés et ce qui est communément surnommé des "camisoles chimiques".
Toutes ces substances ont des effets qui ralentissent les réflexes. On interdit le cannabis et l’alcool au volant, mais on peut conduire sous Tercian, sous Temesta, sous Tranxène ... ça fait peur !
A Chanvre Info, comme chez tous ceux qui se battent pour la réhabilitation du chanvre, nous expliquons que cette plante subit une persécution injuste et non appropriée. Le démontage de l’argumentation prohibitionniste, nous a maintes fois prouvé que celle-ci n’était pas toujours le fait d’erreurs de jugement ou d’interprétations malheureuses, mais plutôt le fruit de montages malhonnêtes et politiquement très habiles.
Avec cet article et ses conséquences annexes, on comprend aussi que la répressions s’attaque aux produits qui ne sont pas vendus par les entreprises pharmaceutiques et tourne le dos à ceux "légaux" qui rapportent quelques deniers à l’État. La France est un pays de consommateur de psychotropes légaux. Elle détient un record dans ce domaine. Il devient alors difficile d’empêcher de conduire ces millions de personnes, pour différentes raisons dont une importante : pour aller travailler. Nous n’avons pas les structures alternatives suffisamment adaptées et concurrentielles en termes de coûts, pour véhiculer autant de personnes. Alors, on préfère ignorer le problème.
Pourtant, la République prône l’égalité devant la Loi. Bel exemple de renonciation à ses principes.
La prohibition est ainsi faite : pleine de contradictions et d’absurdités pour celui qui sait les déceler. Il est bon, de temps à autres, de vous les dévoiler ! La Santé publique et la Sécurité routière sont donc sacrifiés sur les autels des (faux) dieux Mammons et Caducée.
JLB