"Colfontaine : 590 plants de cannabis découverts à côté de l’ancien cinéma Cameo, le propriétaire devant le tribunal" par la Province.be

Par G. M., publié le Vendredi 13 Mai 2016 à 21h43

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Colfontaine : 590 plants de cannabis découverts à côté de l’ancien cinéma Cameo, le propriétaire devant le tribunal

Citoyen de Binche, Izzet est inconnu des milieux judiciaires. Devant le tribunal de Mons présidé par Nicole Galand, il est prévenu de trafic de cannabis. Mais quel trafic ! Dans la maison qu’il dit louer à Colfontaine (à côté de l’ancien cinéma Cameo), les policiers ont trouvé en avril 2014, 590 plants de cannabis répartis dans quatre chambres.

Les cultivateurs auraient traficoté le compteur du cinéma.

V.P.Les cultivateurs auraient traficoté le compteur du cinéma.

Mais dans la cave, ils ont comptabilisé 400 mottes de terre, reliquats de 400 plants anciens dont il ne restait que des racines en décomposition. Izzet est plutôt mal pris, car outre la teneur du dossier, il est bien en peine de s’exprimer en français. Or, il se fait littéralement cuisiner par la présidente Galand et le substitut Ruth. Avec un interprète… dont il ne disposait pas en avril 2014, quand il se préparait à subir trois mois de préventive, interrogé par le juge d’instruction. L’homme affiche de plus, une mine du parfait honnête homme. Marié, père de 6 enfants qu’il a élevés à Binche, il a toujours travaillé, d’abord comme terrassier, ensuite comme patron de snack.«  Je suis propriétaire de cette maison de Wasmes que j’avais louée  », tente-t-il. Mais il ne veut pas fournir l’identité de cet encombrant locataire, B, apparemment basé à St-Josse (Bruxelles).

Me Fabrice Guttadauria tente son acquittement, en dépit des éléments qui pèsent contre lui. Le compteur électrique est demeuré à son nom, dont il payait les traites lui-même ; il a installé une alarme reliée à un numéro de GSM, numéro appartenant visiblement à un lot de numéros achetés ensemble – dont le numéro de GSM basé à St-Josse. Le voisin, un cabaretier, n’a jamais vu que ses allées et venues à lui, arrivant et repartant parfois au bout d’une nuit, au volant de sa BMW d’occasion soi-disant achetée avec l’argent du loyer (6.000 euros versés en début d’occupation en une traite).«  J’avais dû quitter mon snack de Hornu : je faisais des travaux dans cette maison. »

Ores réclame 46.000 euros au tribunal civil… parce que les cultivateurs ont visiblement traficoté un circuit parallèle au départ du compteur du Cameo voisin, désaffecté mais toujours propriété de la commune. La suite dans quinze jours.