"Ce qu’objective L’IRM cérébral chez les consommateurs de cannabis" par Jim
Certes, ... toutefois j’ai beaucoup de mal à saisir la façon dont ils font la liaison entre une épaisseur corticale plus fine dans le gyrus fusiforme droit et une grande difficulté de planification ainsi qu’ une impulsivité globale plus marquée ... Idem, je ne vois pas comment ces modifications et leur interaction avec les fonctions de régulation dans la perception visuelle et dans le traitement de l’information, facilitent l’entrée dans une dépendance. Enfin, l’étude part d’un postulat qui a été remis en question depuis : l’atteinte du QI n’est pas le fait du cannabis (étude sur les jumeaux). Ce sont des spécialistes : je ne remets pas en question leurs déclarations, mais je demande des références qui renvoient à ces connaissances sur le cerveau dont ils font mentions... histoire de vérifier ... parce que cela me parait un peu facile et osé, comme raccourcis ... Une étude de 30 participants n’est pas recevable... enfin généralement, il y a trop peu de participants pour qu’on en valide ou accepte les conclusions. Ce genre d’études donne uniquement l’envie et le besoin d’en faire d’autres pour confirmer ou non les conclusions premières et percer le zones d’ombres qui ont été décelées. Au su des légalisations qui arrivent aux USA, le jeune adulte consommateur de cannabis va devenir un sujet d’expérimentation en vogue dans les prochains mois. Je ne suis pas spécialiste du cerveau, ni même médecins - il faut donc mieux vérifier mes propos - mais j’ai du mal à avaler l’explication qu’on nous sert ici ! Si un spécialiste du cerveau pouvait venir ici nous l’expliquer ... dès fois que quelque chose nous ait échappé ... !
Publié le 30/05/2016
http://www.jim.fr/medecin/actualite...
Ce qu’objective L’IRM cérébral chez les consommateurs de cannabis
La prévalence de la consommation de cannabis chez les jeunes et sa légalisation pour l’usage médical ou récréatif a conduit à intensifier les efforts pour comprendre les effets de cette consommation sur la structure et le fonctionnement du cerveau. De nombreuses études ont montré que la prise de cannabis est liée à une baisse des performances cognitives et à une modification de l’activation fonctionnelle et neurobiologique cérébrale, autant chez les adolescents que chez les adultes. Cependant, les effets sur la morphologie du cerveau chez les jeunes adultes restent encore mal compris.
Deux échantillons ont été analysés, le premier constitué de 15 utilisateurs de cannabis (21,8 ± 3,6 ans, 2 femmes) et le second de 15 participants non-utilisateurs (22,3 ± 3,5 ans, 2 femmes), appariés sur l’âge, l’éducation et la consommation d’alcool. La mesure de l’épaisseur corticale et les analyses volumétriques ont été effectuées par une Imagerie par Raisonnante Magnétique (IRM) à haute résolution à 3 Tesla. Les régions d’ intérêt sont les cortex orbitofrontal et cingulaire, l’amygdale, l’hippocampe et le thalamus.
L’épaisseur corticale n’est pas significativement différente entre les deux groupes dans les régions examinées. Cependant, les utilisateurs de cannabis ont une épaisseur corticale plus fine dans le gyrus fusiforme droit par rapport aux non-utilisateurs (p < 0,05). Le volume thalamique est aussi significativement plus faible chez les utilisateurs (à droite, p = 0,05 ; à gauche, p = 0,01). Ceci est associé à une plus grande difficulté de planification (p < 0,01) et à une impulsivité globale plus marquée (p = 0,04). Aucune autre différence n’a été constatée entre les groupes.
Ainsi, une diminution de l’épaisseur corticale du gyrus fusiforme droit et un volume thalamique plus petit ont été observés chez les jeunes adultes utilisateurs de cannabis. En outre, un volume thalamique plus petit est associé à une plus grande impulsivité, ce qui apporte une preuve de la perturbation neurobiologique du thalamus chez les utilisateurs de cannabis. Ces modifications structurelles interférent avec les fonctions de régulation dans la perception visuelle et dans le traitement de l’information, ce qui facilite l’entrée dans une dépendance.
Dr Claire Lewandowski
P.-S.
Nous en retenons :
L’insulte du jour : "toi, t’as une tête à avoir une épaisseur corticale plus fine dans le gyrus fusiforme droit" !
La Science progresse ... !