Cannabis social-clubs : un "challenge politique" qui a tourné court car non adapté au cas français !
Entre la répression policière qui les a ciblé et le crime plus ou moins organisé, les producteurs des cannabis social-clubs français vivent maintenant dans la peur permanente et la paranoïa.
JANVIER 21, 2013, non signé.
http://saraaryach.wordpress.com/
CANNABIS SOCIAL CLUBS : POLICE EN PÉTARD, BRAQUEURS SUR LES DENTS
Les consommateurs et cultivateurs de marijuana réunis en "associations autogérées" doivent faire face à la recrudescence de vols à main armée et de descentes de police.
Plants de cannabis coupés
" Il semblerait que nos récentes sorties médiatiques nous portent directement préjudice ", expliquent les fondateurs des "cannabis social clubs" made in France. " Il nous faut accuser le coup, parce que les choses se compliquent sévèrement. " Les cannabis social clubs, c’est un peu comme des clubs de bridge… à la différence – de taille – que les membres n’y jouent pas aux cartes mais récoltent et consomment de la marijuana. Une activité parfaitement illégale, et passible pour ces "sociétaires" de 30 ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende, le Code pénal punissant durement la production et la fabrication de stupéfiants en bande organisée.
Bras de fer
Depuis quelques mois, un peu partout en France, des consommateurs réguliers de marijuana montent des coopératives pour planter et partager leur récolte, et ne plus dépendre ni alimenter l’économie souterraine. On en compte aujourd’hui entre 150 et 200, éparpillés sur tout le territoire. À l’échelon local, Saint-Étienne compte d’ailleurs l’un des plus gros cannabis social clubs de l’Hexagone. La production de ces"associations autogérées de consommateurs d’herbe" représente 3 à 5 tonnes d’herbe par an.
Parfaitement illégaux, ces cannabis social clubs et leurs 2.000 membres sont passibles de la cour d’assises. " On prend plus de risque quand on fait pousser un plant de cannabis pour sa consommation personnelle que quand on soutient l’économie souterraine, lorsqu’on va acheter de la résine ou de l’herbe dans la rue ! Nous entendons donc engager un bras de fer avec les autorités ", expliquent Farid Ghehiouèche et Dominique Broc, les fondateurs du concept.
L’idée : se déclarer en préfecture d’ici janvier prochain, et semer la zizanie en relançant le débat – avorté – sur la dépénalisation/légalisation contrôlée du cannabis. Les services de police ont, semble-t-il, pris les devants. Plusieurs descentes ont d’ores et déjà eu lieu dans plusieurs cannabis social clubs. Sans compter les vols nocturnes sans violence et les braquages à main armée. La production annuelle d’herbe des cannabis social clubs représente entre 16 et 24 millions d’euros.
P.-S.
Aparté :
L’idée part d’un très bon principe à l’engagement politique . Pour une fois que des fumeurs de ganja se regroupent et mènent une action collective orchestrée, on ne peut qu’applaudir et surtout ne pas critiquer !
Pour autant, les conséquences sont graves au point d’avoir exposé nombre de personnes aux foudres de la répression. C’est un peu comme si ces fumeurs s’étaient auto-dénoncés, ou se sont "tirés eux mêmes une balle dans le pied".
Cela témoigne d’une immaturité politique, d’une vision trop accès sur le clivage gauche-droite genre "lutte des classes". Mais dans le cas de la guerre aux drogues, la réalité est tout autre. La France a laissé de coté ses aspirations démocratiques et pour elle, "tous les coups sont permis", car seul le résultat compte : Vaincre ou marquer des points !
C’est d’une guerre qu’il est question, et si les balles ne fusent pas aux oreilles des cannabinophiles, c’est la mort sociale qui les attends !
L’affaire est trop sérieuse et trop grave en conséquences. Je suis amené ici à faire ce qu’un journaliste ne doit pas faire : donner son avis intime et détaillé !
J’y suis passé et je vais vous expliquer ce qui attend tous les membres des social-clubs qui résisteront : votre couple brisé, prison ou cavale, dettes, condition de SDF, ... et toutes les joyeusetés qui vont avec (la faim, le froid, la crasse, la solitude, le scorbut, ...).
Il n’y a que deux façons de faire face aujourd’hui à cette répression stupide et disproportionnée, cette oppression plus exactement :
1) soit la violence collective, dans un cadre légal puisque définit comme "Devoir de révolte" (Devoir d’insurrection) en rapport à de l’Oppression, ce qui est le cas (voir spécialement article 27, 33, 34 et 35, DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN de 1793 http://www.conseil-constitutionnel.... ). Mais bon, si on peut "s’arranger" autrement (sans violence), ce ne serait pas plus mal. Laissez tomber cette option et voyons le second cas :
2) Faire quelque-chose qui n’a pas encore été essayé au niveau politique : le vote-chantage ! Je ne sais pas, moi, mais tous les journalistes affirment aujourd’hui que les fumeurs de cannabis sont 13.5 millions en France, ce qui en substance, en fait une force électorale très puissante, peut-être même la plus puissante.
Pas besoin de créer un parti, puisque de toute façon, apparemment, ce n’est pas possible (ah, les français, mes compatriotes, pour qu’ils s’entendent ... !), juste vous accorder à reporter vos voix sur un petit parti genre Poutou (gauche) ou Asselineau (UPR centre-droit gaullisme) et lui faire gagner la timbale (deux candidats qui ne sont pas particulièrement pro-cannabis, mais qui sont intègres, capables à gouverner et qui ne s’opposent pas à un Débat Public).
Et d’afficher clairement le "pourquoi" de votre action : " permettez un débat public sur le cannabis et on arrête nos conneries ..." !
Ainsi, vous leur ferez beaucoup plus de mal qu’avec une quelconque révolte et les désarmerez en les prenant à leur propre jeu : ils ne peuvent rien faire contre quelque chose de légal et contre le résultat d’élections !
Le plus dur, il semble que c’est une évidence, sera de vous faire voter ! Les fumeurs votent peu, il n’y a pas de statistiques établies, mais c’est connu ! Cela demande à s’inscrire, faire la queue, emmener des papiers, pas se louper le jour du vote .... trop compliqué !
Albums GrandeBastide | Addictions avec http://www.casimages.com/photos/Gra...
Conclusion : la prohibition semble donc avoir encore de beaux jours répressifs devant elle du fait d’une vacance d’opposition ! Car la seule façon de faire, efficace, légale, non violente, collective et anonyme, c’est celle que je viens de vous expliquer. Mais ce n’est pas demain la veille, que vous arriverez à vous mobiliser ... Je vous ai vexé ? Prouvez-moi alors que je me trompe !
JLB