"Business. Le cannabis Bob Marley ou le détournement capitaliste d’une icône" par le Courrier International
Ben perso je pense que oui (et ce, depuis un moment), il y a un problème et que le "Grand Bob" doit s’en retourner dans sa tombe. Mais bon, s’il pouvait y faire suite quelques retombées économiques pour l’Ile, ce serait bien vu et apprécié. Les héritiers et propriétaires de la marque sauront-il faire preuve de Sagesse avec tout cet argent qu’ils vont gagner et qu’ils ne pourront pas apporter avec eux dans la tombe. C’est ce que Bob aurait fait ! Parce que lui, son œuvre est immortelle et sa pensée perdure par-delà la mort ...
Publié le 05/02/2016 - 13:40
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Business. Le cannabis Bob Marley ou le détournement capitaliste d’une icône
La “Marley Natural” sera bientôt en vente dans quatre autres États américains. Marley Natural
Pour la première fois, le nom de la légende du reggae est associé à une marque de cannabis mise sur le marché en Californie ce 5 février. Un procédé qui ne plaît pas à tout le monde en Jamaïque.
A compter du 5 février, les Californiens qui ont accès à la marijuana médicale peuvent planer grâce à de la “Marley Natural”, quatre sortes de cannabis produite par l’entreprise du même nom basée à New York. Il s’agit du premier produit mis sur le marché par la marque, qui a signé en 2014 un contrat sur trente ans avec la famille de Bob Marley lui offrant l’exclusivité de l’utilisation de son nom pour des produits liés à la marijuana.
“Marley Natural se revendique comme une ‘marque globale de marijuana’ qui met en application les vertus rastafariennes de la star du reggae, mais l’entreprise est critiquée pour profiter de la culture jamaïquaine sans faire grand-chose pour l’île elle-même”, pointe The Verge.
Un symbole de l’impérialisme
Car, si Bob Marley était un ambassadeur des bienfaits de l’herbe, “il était aussi un ardent pourfendeur du capitalisme et de l’impérialisme”, souligne le site d’information américain. Outre l’utilisation commerciale de l’artiste qui déplaît à nombre de ses adeptes, c’est aussi le nom du fonds d’investissement derrière “Marley Natural” qui pose problème. Il se nomme en effet Privateer, qui signifie corsaire en anglais. “Etant donné les positions anticapitaliste et anti-establishment de Bob Marley, l’idée qu’une entreprise avec un nom de pirates centenaires qui portaient une tradition très néfaste de lancer des assauts au nom de l’Empire envoie de très mauvais messages”, fait ainsi remarquer Mike Alleyne, professeur d’université américain et auteur d’une encyclopédie du reggae.
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La Jamaïque a décriminalisé la possession de faibles doses de cannabis en 2015 et autorisé sa consommation par les rastafariens “pour raisons religieuses”. Mais la légalisation de la marijuana thérapeutique est encore en débat dans le pays, un débat qui pourrait toutefois avancer grâce à la médiatisation de la “Marley Natural”, selon Delano Seiveright, un des avocats de la légalisation en Jamaïque.