(Belgique) Cannabis : de l’urgence de libéraliser le secteur !
Belgique : une circulaire ministérielle accorde une faible priorité de la politique des poursuites lors de la détention de (moins de ...) 3 grammes ou de la culture d’un plant de cannabis à son domicile sans troubles de l’ordre public et pour un usage personnel. Cela est perçu comme une quasi dépénalisation par les Belges mais ce n’est pas le cas dans la tête de leurs dirigeants, de plus en plus répressifs et débordés dans leur tâche. Une situation telle qu’elle n‘en devient plus gérable pour les autorités sans dérapage sécuritaire et insupportable pour le consommateur et les patients, frappés de plein fouet par une répression têtue et aveugle. A noter une explosion de cas de "cannabis factory", de la villa privée à des appartements d’immeubles ou des locaux industriels entiers, produisant des milliers de plantes à chaque récolte. Des mafias locales se forment et celles étrangères s’investissent de façon conséquence dans ce pays, avant tout pour fournir les deux grands pays consommateurs voisins : la France et les Pays-Bas. A quand une "guerre des gangs" ? Enfin, pour finir, nous apprenons ici l’incarcération des administrateurs des Cannabis Social Club de Liège et de Namur, chose intolérable puisqu’il s’agit d’organisations de patients cherchant à se dépatouiller. Décidément, la Belgique n’a pas la frite en ce moment !
Date novembre 05, 201, auteur Parti Libertarien
http://www.parti-libertarien.be/can...
Cannabis en Belgique : il devient urgent de libéraliser le secteur !

Alors que la ministre de la santé belge, Maggie de Block étudie la possibilité d’une ouverture régulée concernant le cannabis, il est important de rappeler que pour l’instant la situation est assez simple : une circulaire ministérielle accorde une faible priorité de la politique des poursuites lors de la détention de 3 grammes ou de la culture d’un plant de cannabis à son domicile sans troubles de l’ordre public et pour un usage personnel, en d’autres circonstances, cela reste un délit punissable d’emprisonnement. À ce titre, les administrateurs des Cannabis Social Club de Liège et de Namur se sont récemment retrouvés derrière les barreaux.
Il va de soi que cette situation est problématique car elle va à l’encontre de la notion de liberté et de la propriété privée. Bien qu’il soit désormais admis que le produit soit moins nocif que le tabac, l’alcool ou d’autres drogues, il n’est pas réellement disponible sur un marché “libre”. Poussés dans la clandestinité, les consommateurs ne peuvent exercer un choix éclairé dans l’acquisition du produit alors qu’il s’agit là de la meilleure façon de réguler le marché.
Rappelons qu’il existe de nombreuses variétés différentes de cannabis avec des qualités différentes. À l’instar du vin, où l’on trouve sur le marché des piquettes et des grands crus, le cannabis légalisé sera accessible dans toute un palette de qualités. Aujourd’hui, la prohibition a réduit considérablement la qualité du produit. Il est préférable que le cannabis soit considéré comme un produit de consommation parmi d’autres plutôt qu’un produit stigmatisé aux mains des trafiquants.
Par ailleurs, l’exemple du Colorado prouve qu’une libéralisation du secteur ne peut être que bénéfique. Outre ses bienfaits en terme de santé publique, une telle libéralisation est un facteur de croissance économique et de création d’emplois, que cela soit via les cannabis social club, les commerces (Bio), etc. C’est aux gens à trouver la meilleure façon d’interagir entre eux et de savoir comment être profitable les uns aux autres.
Rappelons que la prohibition n’a jamais fonctionné : les secteurs interdits ont toujours alimenté les milieux mafieux avec les conséquences que l’on connaît sur la sécurité publique et la santé. Ce toc prohibitionniste doit faire place à la liberté, Lysander Spooner explique dans un de ses ouvrages pourquoi “ les vices ne sont pas des crimes ”.
Nous constatons que les jeunes issus de nombreuses formations politiques prônent de différentes façons une régulation du secteur, au grand dam de leurs aînés. Le Parti Libertarien se positionne en faveur d’une pure et simple libéralisation de la production, du transport et du commerce du cannabis.
P.-S.
Photo : Cannabis social club Charleroi
Ah ! Maintenant on comprend mieux, pourquoi le ciel est souvent gris en Belgique ! Apparemment, le cannabis y est un énoooorme problème politique !
Appel à information : L’article que nous venons de parcourir déclare que les administrateurs des Cannabis Social Club de Liège et de Namur se sont récemment retrouvés incarcérés. J’ai cherché des infos sur ce thème dans le web ... nada ! Tchi ! Macache voua Lou ! Rien !
Si c’est bien le cas, nous encourageons tous proches, familiaux ou non, des personnes incarcérées, détendeurs d’informations concernant leur sort, de venir nous éclairer soit par mail, soit par le biais direct de nos commentaires en bas de page (anonymat absolue).
Ce silence est intolérable et nous pensons que de communiquer sur leur cas ne pourrait que les aider. Chanvre Info se propose (à nouveau) de relayer toutes les déclarations relatives aux Cannabis Social Clubs de Belgique mais vous pouvez tout aussi bien communiquer avec d’autres médias cannabiques.
Toutefois, chez nous, vous bénéficierez d’une plateforme d’expression non européenne (Chanvre Info est Helvète) qui vous garantit une plus grande quiétude vis à vis de surveillances et de répressions plus politiques qu’autre chose ! Dans la guerre du cannabis, l’information est une arme capitale ! Nous agissons par pure solidarité cannabique.
Nous vous encourageons à utiliser le navigateur portable entièrement gratuit tor-browser pour venir déposer et mailer, mais aussi tout simplement pour naviguer. Très simple d’emploi, pas de réglages à faire. Juste cliquer et naviguer. Et paf, vous êtes anonymes ! Note : pour pouvoir regarder les vidéos web, vous devrez installer Flash-Player
Dites, les belgiones et les belgions, n’était-ce point Jules César qui avait fait graver dans le marbre : « De tous les peuples de la Gaule, ce sont les Belges les plus braves » ?
Alors, vous allez vous relever, vous réorganiser, vous mettre en relation (échanges d’infos) avec ceux des pays voisin qui sont dans le même cas que vous et repartir de plus belle ! De toute façon, il fallait s’y attendre (qu’ils ne vous donnent pas l’autorisation de culture) ! 40 années de précédents prohibitifs et répressifs, quand même, on appelle cela des « antécédents » !
Donc, ce droit, vous allez devoir l’arracher de hautes luttes ! Et vous n’êtes plus tous seuls dans ce combat !
Parallèlement, nous cherchons un correspondant Belge pour diffuser des articles spécifiques à la Belgique – action bénévole.
JLB
Jean-Louis Bouvarel chez live.fr