"Armes et drogue au butin des douanes de Picardie" par Courrier Picard

«  Les rebellions se multiplient. Les gens n’hésitent plus à fuir, même avec des quantités relativement réduites » ... Ce sont les effets toxiques et délétères des lois sur la récidive. Je suis même étonné que personne n’ai encore tiré sur des douaniers mais cela peut arriver un jour ... « Mais nous retrouvons aussi des armes de guerre, de type kalachnikov, potentiellement utiles à des casses ou pire » ... Mal aimés et à raisons, ce ne sont pas les douaniers qui sont mauvais mais les tâches qu’on leur fait faire qui sont ingrates et perçues négativement (souvent mais pas toujours, il ne faut pas exagérer), les lois sur la récidives mettent en danger les membres de ce corps d’État. Entre le "nez du douanier" et 5 ans de prison pour la "boulette dans la poche", le choix est vite fait ! Pauvre nez ! ... En s’engageant dans une voie de "tout répressif" et de "tolérance zéro", le gouvernement envoie ses polices au "casse-pipe" puisque d’un autre coté - alors qu’il faudrait augmenter la pression policière sur le terrain (d’après leur logique, pas la nôtre) - tous les effectifs sont réduits, ce qui annule les "bons effets" (toujours du point de vue adverse) de l’action globale entreprise ! Question cohérence, .... ? Note : une police ou douane qui a peur est une police dangereuse et agressive ! Prête à tirer au moindre "éternuement". Si l’État n’a pas (plus) les moyens de financer ses politiques, il serait grand temps alors, d’étudier une mesure alternative comme la régulation du cannabis (légalisation contrôlée) ! C’est quand même une énorme partie du travail actuel des douaniers qui devrait les "soulager" afin qu’ils puissent se focaliser dans des domaines où ils seront bien plus utiles et populaires ! Et leurs nez ne craindront plus rien ... ! Mesdames et messieurs, sur la question du cannabis, nous virons à la guerre civile ... ça s’en approche ! Mais on peut encore tout désamorcer. J’aimerais tant pouvoir aimer ces gens et être fier des polices de mon pays ... ! C’est vrai quoi, dans l’idéal, les polices n’existent que pour nous protéger ... et ce serait bien mieux que cela devienne une réalité ! Plutôt que d’avoir à leur taper dessus ou pire encore, pour devoir sauver notre peau et notre Liberté !" Merde" (cri de rédacteur), parfois je me dis que je me suis réincarné dans une planète que l’on peut définir, au pire, comme un asile d’aliéné, au mieux, comme une "réserve de cons", ce n’est pas possible autrement ! La vie serait-elle une punition divine ... (l’Enfer ou le purgatoire sur Terre) ? C’est à se le demander !


Par Gaël Rivallain, publié le 01/06/2015

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Armes et drogue au butin des douanes de Picardie

Les douanes de Picardie ont capté l’an dernier 175 kg de cannabis et près du huitième des armes à feu saisies en France par cette administration, qui se sent menacée.

La brigade de surveillance d’Abbeville pourrait bien être fermée à terme et ses effectifs fusionnés avec ceux d’Amiens. photo d’archives

Il leur arrive de martyriser des oursons. Mais c’est pour la bonne cause. Il y a quasi un an, les douanes de Picardie n’ont eu d’autre choix que de détruire un lot de 10 000 peluches en provenance de Chine, saisies par le bureau de Compiègne. « L’analyse en labo avait révélé que leur rembourrage fibreux conférait un caractère dangereux », se justifie cette administration. Qui a vécu là, l’un de ses gros coups d’une année 2014. Dont le bilan peut être dressé.

Dans leurs filets, les agents ont ramassé l’an dernier 19 000 articles de contrefaçon (parfum, maroquinerie…). Des centaines de médicaments et anabolisants, achetés sur internet et extraits des centres de tri postaux. Mais aussi 750 kg de tabac de contrebande. Notamment auprès de particuliers revenus de Belgique avec plus de quatre cartouches par personne.

Les Douanes ont également mis la main sur 206 kg de stupéfiants (dont 175 kg de cannabis). En nette hausse par rapport à 2013, ces volumes collent à une année record au niveau national, avec près de 200 tonnes captées (+40 %). Sur le terrain, «  les rebellions se multiplient. Les gens n’hésitent plus à fuir, même avec des quantités relativement réduites », constate Pierre Galloin, le directeur régional des Douanes. L’imagination repousse aussi ses limites chez les trafiquants arrêtés. En 2014, le tribunal de Compiègne a condamné à 18 mois ferme, un Hollandais qui avait ingéré un kilo de cocaïne en 97 boulettes ensachées. Le tribunal de Senlis a également infligé la même peine à un Martiniquais qui faisait transiter par la Poste à Nanteuil-le-Haudoin sa cocaïne dans un colis de confitures.

L’autre chiffre remarquable en Picardie restera celui des armes à feu, avec 116 saisies… sur 828 en France ! Ce score tient notamment à un arsenal (de plusieurs centaines de kilos) saisi en avril 2014 dans une maison de Beaurains-les-Noyon (Oise). La moitié du temps, les pièces saisies sont issues de bourses aux armes anciennes. « Mais nous retrouvons aussi des armes de guerre, de type kalachnikov, potentiellement utiles à des casses ou pire ».

238 000 euros pour des lotos

Moins connues, les activités économiques des douanes en Picardie (10e région de France importatrice) ont permis de récupérer pour 2,7 millions d’euros de droits et taxes redressées. Et pas seulement sur les lotos quine, dont les contentieux se multiplient dans les campagnes, à l’image des 238 000 réclamés à deux Isariennes dans une affaire au délibéré attendu ce 9 juin à Compiègne.

L’essentiel du travail concerne surtout les entreprises. «  Face à une réglementation complexe et mouvante, 95 % sont de bonne foi », observe Pierre Galloin. D’ailleurs, pour éviter les impairs, les Douanes accentuent la formation et le conseil. Une cinquantaine d’audits gratuits ont été réalisés dans l’année. Et une vingtaine d’entreprises picardes ont maintenant le statut d’opérateur agréé (OEA). En échange d’audits périodiques, elles bénéficient de facilités sur leurs dédouanements. Là encore, pour la bonne cause.

Des postes en moins prévus dans la région

Régulièrement réformées, à raison de 400 emplois perdus par an, les Douanes ont pris en grippe le projet stratégique Douane (PSD) 2018. Le dialogue social sur le dossier est gelé depuis deux ans. « On bloque la machine administrative, pour trouver une issue politique. Nous faisons du lobbying auprès des élus. On joue la montre  », assume David Caron, secrétaire général-adjoint à la CFDT-douanes, rattaché à la grande région nord. Où le PSD pourrait se traduire, selon lui, par la suppression de 26 postes en Picardie sur 167 (dont 86 à la surveillance).

C’est ce qu’avait laissé penser, il y a un an, une fuite dans la presse d’un document de travail évoquant la fermeture de la brigade (BSI) d’Abbeville (fusionnée avec Amiens), ainsi que celle d’Hirson. Le tout assorti d’une baisse des effectifs à Amiens et Saint-Quentin. Le directeur régional des douanes avait alors plutôt chiffré la baisse entre 15 et 20 postes. « Malgré les réformes, nos résultats s’améliorent », argumente Pierre Galloin. « Plus on réduit notre maillage, moins on peut faire de renseignement. N’oublions pas que les trafics alimentent le terrorisme. Et que ce sont les Douanes qui ont arrêté Mehdi Nemmouche à Marseille », rétorque David Caron, tandis qu’un rapport de la Cour des comptes sorti en février plaide une nécessaire réforme.

Les Douanes « comportent trop d’unités de taille insuffisante. Or ces brigades perdent de leur efficacité sous un seuil de 30 agents. La restructuration est en cours. Mais son rythme est trop lent. La Douane ne saurait tout faire, a fortiori dans une période de réduction budgétaire. Il lui faut définir des priorités entre ses différentes fonctions  ». Mais lesquelles ? Le gouvernement pourrait valider son plan cet été, sachant que fin janvier, Manuel Valls avait annoncé la création dans le cadre de la lutte antiterroriste de 70 postes dans les Douanes. « Qu’il faudra retrancher des 400 perdus annuellement », corrige déjà David Car