26 Janvier 2000, arrestation de Joseph Olinga Chapo

Info 43

Nous vous informons de l’arrestation de M. Joseph Olinga Chapo, Président Exécutif de la seule organisation africaine de lutte pour la légalisation du cannabis : Cannabis Defense Fund. Les faits remontent à la semaine dernière, à Libreville Gabon, où se tenait le sommet des chefs d’états africains pour la stratégie de lutte contre la pauvreté. Un sommet qui a réuni 40 chefs d’états africains auquel prenaient part les Directeurs de la banque mondiale, FMI, les représentants de l’Onu, de l’union européenne, du commonwelf et autres organisations. Grâce à l’aide d’amis, notre président exécutif avait effectué le déplacement jusqu’à Libreville et réussi à entrer avec des tracts dans la salle de conférence où se tenaient les débats, tracts qui étaient adressés aux chefs d’états africains et sur lesquels on pouvait lire :

ARRETEZ D’ENVOYER LES ETRES EN PRISON POUR AVOIR CHOISI LEUR GOUT... ON NE PEUT PRETENDRE COMBATRE LA PAUVRETE EN INTERDISANT AU PEUPLE LA CULTURE ET LA CONSOMMATION DU CANNABIS...

L’AFRIQUE COMPTE PLUS DE 100 000 PLUS PRISONNIERS DU CANNABIS, ILS DOIVENT TOUS ETRES LIBERES...

SOYEZ HONNETES VIS A VIS DE VOUS MEME CAR NOUS LE SAVONS TOUS, BEAUCOUP D’ENTRE NOUS CONSOMME LE CANNABIS...

LEGALISEZ LA CULTURE ET LA CONSOMMATION DU CANNABIS.

Ce tract a créé une mauvaise ambiance dans la salle où se tenaient les débats. Satisfait d’avoir réussi à faire passer le message, Joseph Olinga Chapo a regagné rapidement, dans des conditions déplorables, Yaoundé, la capitale camerounaise, sans avoir attendu la fin des débats et pour cause ; on voulait lui faire payer très cher son activisme pour la libération du cannabis en Afrique. Pour son retour sur le Cameroun, Joseph Olinga Chapo n’a pas pris l’avion mais a pris les pistes secondaires des forêts équatoriales et après plus de 7 jours il a pu atteindre la frontière camerounaise et a ainsi réussi à se soustraire des autorités gabonaises qui voulaient lui faire sa fête. Les autorités camerounaises ayant été averties que le tract de Libreville était signé par une organisation reconnue et basée sur leur territoire, elles ont lancé en date du 25 janvier 2000 un mandat contre M. Joseph Olinga Chapo pour outrage aux chefs d’états africains, dénonciation calomnieuse, appel à la révolte. Joseph Olinga Chapo ayant été informé de ce mandat, il a décidé, le 26 janvier 2000 à 9 heures, de se présenter sans convocation chez le Ministre de la justice pour lui expliquer les raisons de son activisme pour la légalisation du cannabis et la libération des prisonniers africains inculpés pour la consommation et la culture du cannabis. Il a d’ailleurs été reçu pendant 2 heures par le garde des sceaux qui aurait annulé le mandat d’arrêt lancé contre M. Chapo si celui-ci renonçait à son activisme pour la libération du cannabis, ce que Joseph Olinga Chapo a catégoriquement refusé, demandant au ministre d’accepter les goûts de certaines personnes. Au sortir de cette audience, surprise générale, Joseph Olinga Chapo est arrêté par des éléments de la gendarmerie nationale qui étaient armés jusqu’aux dents, on aurait cru assister à l’arrestation d’un terroriste. Ainsi, Joseph Olinga Chapo croupit depuis le 26 janvier dans la cellule du SED, ceci dans des conditions hygiéniques vraiment déplorables, sans eau, ni lumière. Il n’a pas droit aux visites même celles de ses avocats. Parce que nous menons le même combat, nous vous demandons d’informer toutes les organisations du monde entier (Amérique, Europe, Australie, Asie etc.) qui oeuvrent pour la légalisation du cannabis car un de nos militants est en danger. Communiquez leur notre adresse e-mail et demandez à ces organisations de réagir vite en demandant la libération de Joseph Olinga Chapo auprès du Ministre de la Justice du Cameroun.

M. Le Ministre de la Justice
Yaoundé-Cameroun
c/o Cannabis Defense Fund
E-mail : africa_cannabis chez yahoo.com
Fax :++(237)22 62 22