2001/03/31 - CIRC
La Vie Mouvementée du Circ
On a besoin de vous
Lorsque Jean Pierre a été menacé de prison suite à l’opération chanvre des députés, nous avons fait appel à la générosité de tous et ensemble, à coup de 50F, 100F ou plus, nous avons payé les jours amendes de Jean Pierre. Aujourd’hui, nous avons encore besoin de vous. La situation de Jean Pierre est des plus critique mais étant mort de honte de ne pas avoir pu envoyer la place au paradis à tous ceux qui l’avaient aidé, il se refusait à demander toute aide. Nous avons enfin réussi à la convaincre de demander l’aide de tous les cannabinophiles pour payer les 5 amendes qui l’empêchent de vivre. Vous trouverez ci-après le bilan des amendes puis le courrier que Jean Pierre vous adresse.
Merci à tous.

Le trésor public a groupé 3 amendes sous la même référence et se sert directement sur les droits d’auteur de Jean Pierre.
Ces trois amendes concernent :
Le 18 Joint 95 (Pour manifestation non déclarée ou interdite)
Le 18 Joint 97 (Pour manifestation non déclarée ou interdite)
La Vache qui rit (Contrefaçon suite au tee shirt représentant la vache)
Et s’élèvent à un total de 55505 F.
L’amende pour le 18 Joint 96 (Pour manifestation non déclarée ou interdite) s’élève à 5151F et vaut toujours et perpétuellement la visite des huissiers à Jean Pierre.
L’amende pour le tract des "10 choses à savoir" (Pour provocation à l’usage, ...) s’élève à 6900F. Un échéancier a pu être négocié. Nous payons 300F par mois jusqu’en février 2003.
Au total, Jean Pierre doit encore payer 67556F au Trésor Public.
Tous les dons (chèque à l’ordre de Jean Pierre Galland) sont à adresser au Circ Lyon - BP 3043 - 69605 Villeurbanne Cedex.
Jean Pierre a ouvert un compte spécial pour cette opération. Le Circ Lyon s’en est vu confier la gestion (encaisser les dons sur le compte spécial et payer les amendes) et se chargera de vous tenir au courant de l’évolution du paiement des amendes par l’intermédiaire du site cannabistrot.net.
IL FAUT SAUVER LE PRESIDENT
Impossible, on l’a déjà fait... Puis, j’ai la honte. La place au paradis que j’avais promise aux amateurs de ganja, ils l’attendent encore ! L’argument semblait imparable, mais je m’entendis répondre que le Trésor Public ne me lâcherait pas. On me rappela les un an ferme demandé par l’avocat général de Lyon. On me mit sous le nez le dernier avis à "tiers détenteur" et quelques courriers menaçants. On m’expliqua que les 800 francs (exclusivement des dons de militants) que j’envoyais chaque mois au Trésor Public ne leur suffisaient plus.
Mais, protestai-je...
Il n’y a pas de "mais", aujourd’hui tu dois 60 000 francs au Trésor Public et chaque fois qu’il te rappelle à l’ordre, tu raques des frais. C’est à toi que s’en prennent les fonctionnaires alors même que nos actions sont collectives. Tu n’as plus d’espace à toi, tu erres et tu dégénères. Si nous ne réagissons pas maintenant, tu vas finir...
En pleine déprime. Et les amis du Circ réunis de me proposer l’opération : "Il faut sauver le soldat Galland". Ca fait un peu mégalo, mais halte à la fausse pudeur et à la fierté mal placé, les ennuis ne sont pas finis... Peut-être même ne font-ils que commencer avec cette peine de prison ferme qui plane au-dessus de ma tête ! D’autant plus que les responsables des Circ dont je suis -à mes dépens - le symbole, se moquent de la loi lorsqu’ils incitent, au nom de la réduction des risques, les amateurs à auto-produire leur chanvre. Ils ont raison. Nous avons raison. C’est en faisant fi de la loi de 1970 que nous démontrerons sa dangereuse inutilité. En attendant, en panne d’arguments et en décalage avec la réalité, les fonctionnaires chargés de la répression m’ont pris pour cible.
D’avance, je vous remercie pour vos dons, mais ne peux vous promettre que ma reconnaissance éternelle... même si un ange me dit que vous la recevrez votre place pour le paradis et que vous l’aurez bien mérité pour m’avoir sauvé la mise.